L’église son histoire

Châteauneuf sur Isère (appelé au cours de l’histoire Castellum novum en 1157, De Castro novo en 1248, Castrum novum Yssére en 1449, puis Mi Vallon à la révolution) eut, au moyen âge, plusieurs églises et probablement plusieurs paroisses, notamment St André et Notre Dame de Marnaud : petit village situé au sud de l’Isère, au quartier Robin, face à pont d’Isère englouti par une crue.


 

Châteauneuf sur Isère (appelé au cours de l’histoire Castellum novum en 1157, De Castro novo en 1248, Castrum novum Yssére en 1449, puis Mi Vallon à la révolution) eut, au moyen âge, plusieurs églises et probablement plusieurs paroisses, notamment St André et Notre Dame de Marnaud : petit village situé au sud de l’Isère, au quartier Robin, face à pont d’Isère englouti par une crue.

Après l’unification, l’église fut dédiée à St Thomas, patron des architectes (utilisation de la molasse extraite de la colline). Le vitrail central du chœur rappelle son patronage. A la fin du XIX siècle, l’église et la paroisse portèrent le nom de St Hugues, gardé aujourd’hui par la communauté catholique locale.

Hugues, fils d’Odilon, seigneur de Châteauneuf, né en 1052, devint évêque de Grenoble. C’était un homme pieux, plein d’humilité, de charité, mais aussi de fermeté. Il facilita notamment l’installation du monastère des Chartreux dans un espace désertique de son diocèse.

Plus tard, un de ses petits neveux (ou neveux), prénommé Hugues également, reçut une éducation le conduisant à entrer dans la vie monastique à Cîteaux (cisterciens). Puis il vint à Léoncel où il connut la vie dure et austère des moines, rythmée par le travail manuel et la prière. Il devint abbé de cette abbaye. Puis, plus tard, abbé de Bonnevaux (habile négociateur). Il aida, entre autre, à la réconciliation de Frédéric I, empereur germanique et du pape Alexandre III qui mettra fin à une des plus graves crises de l’Eglise.

Sur le site, appelé aujourd’hui coteau de St Hugues, près des grottes, dont certaines servaient d’habitations troglodytes, était une fontaine d’où coulait une eau miraculeuse (….) aux valeurs thérapeutiques, particulièrement pour les yeux. C’est probablement à cause de ses bienfaits que des aveugles habitaient les grottes où ils apprenaient à jouer du violon.

Est-ce en lien avec elle qu’en 1889, un premier pèlerinage fut organisé en l’honneur de St Hugues (évêque) ? Au cours de celui-ci eut lieu la bénédiction d’une statue (aujourd’hui au fond de l’église). Ce pèlerinage connut un grand succès régional, avec un certain côté folklorique et durera jusqu’en 1923. Plusieurs dates marquent son histoire :

en 1891, les cérémonies sont célébrées dans une église embellie d’un clocher de 40 m de haut offert par les moines de la Grande Chartreuse et destiné à remplacer un petit clocher en bois. C’est le clocher actuel.

En 1896 est inaugurée la chapelle St Hugues construite avec la générosité des Chartreux Een 1912, c’est la bénédiction de la belle croix, en pierre de Ruoms, érigée au oint le plus haut du coteau.
Après la disparition du pèlerinage jusqu’à la deuxième guerre mondiale, la fête de St Hugues (1er avril) est marquée par des rassemblements plus modestes. Aujourd’hui, si la fête de St Hugues passe à peu près inaperçue dans le village, il n’en demeure pas moins que la communauté locale s’efforce de garder le souvenir et surtout les qualités de ce saint homme né sur son sol et dont elle porte le nom.






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